
10s en vitesse, 6 m à la longueur et environ 1 m 90 en hauteur, voici les statistiques d’un gamin de 18 ans en terminal A4 dans un lycée de la banlieue de la ville de Lomé. Il n’est pas le seul du lot car d’autres lycée et collège pullulent de ces génies qui mettent leur talents athlétiques pour s’assurer une bonne note en classe.
En 2009, sous la houlette du général Nabédé, a été organisé un mini critérium au Collège Saint Joseph de Lomé, doté de prix. Les disciplines était à l’époque le 100m le 1500m le saut en hauteur et en longueur. La course s’était déroulé sur le terrain du bas fond en face du collège et les autres disciplines dans l’enceinte du collège. Le recteur de l’époque le Père Ambroise-Marie Mensah était au affaire et l’engouement était au rendez-vous.
Aujourd’hui les jeunes n’attendent que cette opportunité pour montrer ce qu’ils ont sous le capot afin d’éblouir, comme cela se fait au Kenya en Éthiopie en Afrique du Sud et dans les pays du Maghreb. Il est vrai que les sports à la base, tel que l’athlétisme et la majorité disciplines collectives demandent beaucoup de moyens en terme de ressources matérielles, en termes de formations et surtout d’organisation de compétitions. Mais si le talent est là avec un petit coup de main les investisseurs feront le reste.
Pour exemple, économiquement, elle est presque inconnu sur l’échiquier des pays riches mais en 2020 au Jeux Olympiques la Jamaïque verra sûrement son drapeau flotter sur le toit du monde grâce à ses athlètes.
A.L.