
Le 2 Novembre dernier, tous les élèves du Togo ont repris le chemin des classes pour le compte de l’année académique 2020-2021. Malgré l’urgence sanitaire et toutes les dispositions prises par les autorités en charge du secteur éducatif, un contact, qu’on peut traduire en contrainte fait dorénavant cas vis-à-vis des acteurs directement impliqués dans cette reprise.
Le 20 mars dernier marquait la fermeture officielle de toutes les écoles et instituts de formation publics et privés . Les élèves qui abordaient à peine la dernière ligne droite d’une année particulière et sans pareil n’avaient pas d’autres options que le respect scrupuleux des consignes prévus par l’urgence sanitaire. Ainsi débutait pour ces derniers les vacances les plus longues et avec des restrictions strictes, conséquences directes du Coronavirus. Ces élèves qui ont passé tout ce temps à la maison et qui viennent de reprendre sont-ils encore à niveau ?
La question trouvera certainement une réponse dès les premières évaluations mensuelles qui se feront à la fin de ce mois dans certaines écoles primaires, et lors des devoirs de classe programmés à la mi-décembre dans certains lycées. Mais la remarque générale selon un sondage effectué par Univers Cité, ne rassure pas vraiment. Les enfants ont perdu certains réflexes et acquis, obtenus dans les classes antérieures.
Un double travail attend donc ces instituteurs, maîtres de classe et enseignants pour trouver la formule qui va lier un retour aux bonnes bases et surtout, arriver à finir le programme en prenant en compte le délai de six (06) mois prévu pour cette année. Nous connaissons déjà les difficultés rencontrées par les professeurs pour achever les programmes en neuf (09) mois, qu’en serait-il des six (06) mois prévus cette année et ce, particulièrement pour les classes d’examens?
Des rumeurs annoncent déjà un préavis de grève du corps enseignants, qui ne fera que compliquer la suite des événements dont la tournure ne profile pas un horizon meilleur. Tous les regards sont tournés encore et toujours dans le sens des autorités compétentes chargées du secteur éducatif au Togo, afin de trouver une solution à cette situation .
A.L.