
L’école malienne connaît depuis plus de deux ans des sérieuses perturbations liées aux grèves successives des enseignants.
Les encadreurs dont les chapelets de doléances portent notamment sur l’harmonisation salariale à travers l’article 39 du statut des fonctionnaires de la fonction publique. Des grèves illimités déclenchées par les syndicats des différents ordres d’enseignements, qui ont faillent compromettre les examens de fin de cycle (BAC, DEF, BT …) Plusieurs round de négociation ont échoué dans le rapprochement des positions- gouvernement- syndicats des enseignants- on se rappelle que le dialogue national inclusif (DNI) avait mis la question scolaire au centre des débats c’était en décembre 2019. Et, le régime déçu avait été interpellé pour trouver urgemment des solutions idoines.
Aussi le président Malien de l’époque avait donné son feu vert pour l’application de l’article 39. Entre temps le déchirement au sein de la classe politique malienne a eu raison sur le régime de feu Ibrahim boubacar keita. Toutes les écoles dans les villes et dans les campagnes ont été fermées, en Mars 2020, suite à l’apparition de la maladie COVID-19.Plusieurs écoles au centre et au nord du pays ont été fermées sur la menace des groupes terroristes.
Les nouvelles autorités de la transition ont ainsi inscrit dans leur agenda la question scolaire comme priorité. Aujourd’hui avec la vie chère et l’augmentation de presque toutes les denrées de consommation et d’utilisation courante, le social sert de tremplin pour mettre toutes les balles à terre, même dans le secteur éducatif.
Les priorités ont changé d’angle et tout le monde est affecté dans la même barque.
N. Dao